Éditorial : INNOVER C’EST PENSER ET PLANIFIER

février 27, 2021 / Comments (0)

Uncategorized

Avoir l’honneur d’écrire l’éditorial du deuxième numéro du Newsletter de l’EPSC me remplit d’émotions pour différentes raisons. 

Tout d’abord, cette coïncidence entre ce deuxième numéro avec le bilan d’une année de confinement. La pandémie nous a bouleversé et le virus nous a pris des proches, amis, voisins, connaissances et partenaires. Le Coronavirus a aussi ravagé bien des bibliothèques, car chaque personne âgée qui est partie, s’en est allée avec un morceau de notre histoire et une pierre qui a contribué à ériger notre économie. Avec votre permission saluons la mémoire de ceux qui ne sont plus. 

La seconde raison est qu’après presque douze mois d’efforts, nous tenons toujours ensemble face aux nombreux défis entraînés par ce fléau. Les uns ont perdu leurs emplois, leurs commerces ou d’autres biens. Ces pertes entraînent des drames humains que la pudeur ne permet pas d’énumérer. Permettez-moi donc, de leur envoyer nos pensées positives et leur rappeler que nous sommes à leurs côtés.

La troisième raison est que ce bulletin coïncide avec la célébration du mois de l’Histoire des Noirs en Amérique. Une tradition qui naquit lors de l’abolition de l’esclavage avec Abraham Lincoln. Aujourd’hui notre pays d’adoption, le Canada, célèbre dans la même dynamique en intégrant l’importance de sa diversité.

Toutefois, il est important de rappeler que la communauté noire avec toutes ses nuances de gris est invitée à parler d’une seule et même voix. Ce qui est un grand défi que nous devons affronter ensemble dans un contexte où des barrières limitent parfois l’unité des forces pourtant nécessaire à la réalisation de nos objectifs. Pour pallier ces limites, les membres de l’EPSC sont présents auprès de la représentation qui regroupe les différents pays africains. Nous tendons aussi la main à la communauté haïtienne porte drapeau des Noirs des Caraïbes au Canada. 

Ces raisons démontrent aussi que malgré les vicissitudes de la vie, les entrepreneurs sénégalais non seulement tiennent encore debout, mais sont déterminés à avancer avec leur légendaire esprit solidaire. Cette force extraordinaire de résilience que nous avons, défie la léthargie dans laquelle le virus veut plonger notre monde. L’économie bien qu’elle soit au ralenti, continue de rouler, grâce aux courageux mères et pères de familles de tous les horizons que l’on nomme les entrepreneurs.

En d’autres termes, les articles contenue dans cette newsletter démontrent que l’ESPC a surmonté les différences pour composer en harmonie avec la crise et en utilisant les moyens du bord. Comme le dit le thème du mois des Noirs cette année au Canada est « L’avenir c’est maintenant ». Ce 2e numéro amorce une approche avant-gardiste pour parler de thèmes comme le management, l’immigration, la planification de la retraite et d’autres décisions importantes dans une vie à planifier.

La preuve est dans les contributions rédigées par nos membres. Leur regard et leurs réflexions sont déjà tournés vers le futur. C’est ainsi que nos chers entrepreneurs nous parlent de l’avenir comment sécuriser nos finances, le management dans ce virage numérique, des perspectives de l’immigration…  En résumé, ce deuxième numéro de la newsletter de l’EPSC représente la persévérance, le pouvoir de dépassement et le dur labeur. C’est une équipe hétéroclite qui dans le but de “bâtir ensemble une communauté d’affaires forte” a produit pour vous des articles qui représentent la vision de l’EPSC. 

En lisant ce numéro vous comprendrez que la diversité se vit, se transcende et devient un catalyseur de réussite. Le deuxième numéro de la newsletter de l’EPSC est tout simplement la confirmation que “ c’est la fin d’un monde et non du monde” comme disait un collègue. Je rappelle que naît de nos différences l’innovation. Le concept d’innovation englobe l’émergence de différents rôles et collaborations qui donneront naissance à de nouvelles manières de penser, de générer des biens et services qui permettront de mieux servir les communautés. 

Après tout, les entrepreneurs sont souvent les acteurs de changement dans les communautés. Ils sont donc des sources d’innovation. Les entrepreneurs innovent en créant un produit et sont en mesure de s’ajuster en fonction des besoins du marché. Les entrepreneurs aguerris notamment canadiens innovent en planifiant d’avance comment créer de la valeur ajoutée après la crise Covid-19. Et les entrepreneurs sénégalais au Canada, fidèles à leurs traditions, innovent avec un degré d’avance en s’appropriant les outils technologiques, en faisant fi aux différences de genres et de race. Cette vision avant-gardiste, pour des gens issus d’un milieu dont la culture entrepreneuriale est peu formalisée, mérite d’être reconnue et saluée.

Je ne saurai terminer sans rappeler que ce numéro de février 2021, parle de lui-même, il rend hommage aux Noirs dans leur diversité.  Il prône aussi que l’innovation est la clé pour sortir de la crise et faire rebondir les affaires. Étant entendu que toutes les grandes révolutions qu’ont connu ce monde furent inspirées par des femmes, je vous prie de retenir qu’avec ce numéro, l’ESPC affirme que la relance économique mondiale se fera grâce à l’innovation qui se dessine dans le leadership féminin, l’intégration du numérique dans la gestion et l’approche collaborative colorée dans les activités.

Charlene-Rokhaya Jaye 

PCA , EPSC

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Please wait...

Bienvenue sur EPSC !

Inscrivez-vous et rejoignez la communauté des entrepreneurs et professionnels sénégalais au Canada.